Emplois

Constat

Répartition des emplois dans l'agglomération

En 2005, l'agglomération transfrontalière comptait 369'000 emplois, dont 271'000 (73%) à Genève, 27'000 (7%) dans le District de Nyon et 71'000 (19%) dans le Genevois français.

 

La progression de l'emploi

A Genève, fin 2007 le nombre d'emplois s'établit à 259'000, soit l'effectif le plus élevé jamais atteint dans le canton.

Dans les départements français de l'Ain et de la Haute-Savoie, l'emploi salarié enregistre une progression de 1% au cours de 2007. L'industrie a persisté, de manière atténuée, à perdre des emplois en Haute-Savoie, un déficit compensé par la vitalité plus forte des services. Sur les deux territoires, le bâtiment fonctionne comme un moteur d'activité.

Au 31 décembre 2006, dans l'arrondissement de Saint-Julien, l'emploi salarié relevant de l'assurance-chômage représente 28'249 salariés, soit environ 15% de l'ensemble des salariés de la Haute-Savoie. Après deux années consécutives de baisse, les effectifs, avec une hausse de 2,4% (660 emplois de plus par rapport à 2005), représentent l'augmentation la plus élevée du département. Le territoire a retrouvé le niveau d'emploi de 2003.

 

Les travailleurs frontaliers

 

Les frontaliers actifs

Fin 2007, le nombre de frontaliers actifs est estimé à 50'169, en augmentation de 5,9% sur une année.

Les permis de frontalier

Fin 2007, la répartition par nationalité des 60'630 titulaires de permis de frontalier dans le canton de Genève est la suivante : Union Européenne : 60'309 (99,5%), dont : France 56'880, Royaume-Uni 773, Italie 614, Portugal 573, Allemagne 441, Belgique 304, Espagne 257. AELE : 18. Autres pays d'Europe : 41. Amérique : 116. Afrique : 73. Asie : 50. Océanie : 14. Apatrides : 9. (OCSTAT – Commission CRFG "Economie, emploi et formation professionnelle" PV du 31/01/2008 - Annexe 3)

 

Les emplois dans le canton de Genève

Selon l'activité économique

Selon les résultats du dernier recensement fédéral des entreprises de 2005, Genève compte un total de 269'274 emplois, dont 229'949 dans le secteur tertiaire (85,4%) et 39'325 dans le secteur secondaire (14,6%).

Selon le temps de travail

Selon le même recensement, la hausse du nombre d'emplois est plus marquée pour les emplois à temps partiel, qui augmentent de 13,5 %, contre 2,0 % pour les emplois à plein temps. En 2005, un emploi sur quatre est à temps partiel. Cette proportion atteint même 52,6 % dans l'enseignement et 48,6 % dans la santé et action sociale. D'une manière générale, le travail à temps partiel reste plus fréquent dans le secteur tertiaire (où il représente 27,3 % du total des emplois) que dans le secondaire (8,5 %).

En Suisse, le taux d'actifs occupés à temps partiel n'était que de 12% en 1970, il a augmenté pour atteindre 19% en 1990 et 25,9% en 2000. Le taux d'actifs employés à temps partiel s'élève à 48% au sein de la population féminine contre 8,4% parmi les hommes.

 

La flexibilisation de l'emploi

Depuis plusieurs années, l'emploi évolue vers davantage de flexibilité, ce qui est une manière pour les entreprises de reporter sur les travailleurs les risques de fluctuation de la production de biens et de services. Autour d'un noyau stable d'emplois de type CDI (Contrat à durée indéterminée) à temps complet ou partiel choisi, on voit se développer dans les entreprises un deuxième cercle d'emplois (et donc de travailleurs) plus précaires : Contrats à durée déterminée, temps partiels subis, emplois sur appel… soit une précarité que l'on peut qualifier d'interne à l'entreprise. On constate un troisième cercle d'emplois très précaires, externes à l'entreprise: le recours à l'intérim, les contrats de mandat, les extras, les stagiaires, ainsi que les "indépendants". La population active est encore composée d'un quatrième cercle d'exclus du système productif : les chômeurs, les fins de droit, les handicapés…

 

Enjeux

 

Les territoires qui composent l'agglomération renforcent leur interdépendance, alors même que bien des décisions qui conditionnent leur activité économique sont prises à l'extérieur de leur périmètre, comme c'est le cas pour l'agglomération elle-même.

La quasi "monoculture" du tertiaire dans l'agglomération interpelle.

Quelle "sécurisation du parcours professionnel" dans un contexte de flexibilisation qui se renforce?

Comment réduire les déplacements en rapprochant logement et emploi ?

 

Propositions du Livre vert CLE – CEST

 

Promouvoir des emplois accessibles aux personnes peu ou pas qualifiées.

- Etudier et développer les potentialités de l'économie sociale et solidaire.

- Etendre aux services de promotion économique la tâche de promouvoir des emplois pour les personnes peu ou pas qualifiées, ainsi que pour les personnes handicapées ou en situation d'exclusion sociale.

 

Voir aussi la présentation de la CEST au débat de la Roche-sur-Foron du 6 mars 2010 :

Un regard syndical sur un voisinage en mutation

 

Voir aussi la lettre sur la fiscalité.