Économie collaborative

ou

Économie de partage

ou

Sharing economy en sabir américain

Partager pour le bien de la collectivité 

Certains louent leur chambre inoccupée à des hôtes de passage, d’autres partagent leur voiture, d’autres encore préfèrent faire appel à un chauffeur occasionnel plutôt qu’à un taxi. L’économie collaborative s’immisce toujours davantage dans tous les do- maines de la vie. Que ce soit pour des raisons financières ou pratiques, ou par souci de l’environnement, le partage d’infrastructures et de biens de consommation est dans l’air du temps. 

Pourtant, les contours des nouvelles formes d’économie et de coopération sont en- core flous. Les initiatives novatrices d’aujourd’hui seront peut-être dépassées demain. Les pouvoirs publics devraient donc se préoccuper en priorité d'en améliorer les condi- tions-cadres. Cela permettrait de tester les nouvelles idées, propositions et solutions (en particulier les initiatives de partage au service de la collectivité) sans provoquer de dommages collatéraux dans le domaine social, sécuritaire ou environnemental. 

Le domaine du développement territorial est concerné au plus haut point par les consé- quences de l’économie collaborative: le partage des bureaux peut diminuer les flux de pendulaires et réduire la pression sur les centres urbains, tandis que la générali- sation du le covoiturage peut décharger les routes et parkings. On n'est néanmoins pas à l'abri d'un effet rebond: grâce au covoiturage, certaines personnes sans voiture pourraient être tentées de privilégier de nouveau la voiture, même pour de longues dis- tances. De même, les plateformes de location de chambres d’hôtes rendent les week- ends à Berlin ou à Londres accessibles à des cercles de la population toujours plus larges – qui s'y rendent en avion, naturellement. Avec le cortège d'émissions de CO2 que cela implique. 

L’économie collaborative a plusieurs visages. Son développement rapide nous fait sou- vent oublier que nous avons l’habitude de partager: les livres de la bibliothèque, les espaces verts du parc, la machine à laver de la buanderie.
A l’avenir, le bien commun devra être prioritaire dans les débats autour de l’économie collaborative 

 

Reprise de l’éditorial de Maria Lezzi dans la de la revue Forum du développement territorial de l’ARE (Office du développement territorial) 2/2016.

 

Economie de partage ou économie collaborative
pdf de 28 pages reprenant la partie française du bulletin 2/2016 de l'ARE Forum du développement territorial
Economie de partge.pdf
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Grand Genève : lieux de travail partagés

Un projet de collaboration transfrontalière Suisse-France a démarré cet été. Il a pour objectif de contribuer à l’émergence d’un réseau de lieux de travail partagés couvrant le territoire du Grand Genève.

Ce projet est le prolongement d’une étude qui avait confirmé le potentiel de ces lieux, qui contribuent à réduire la con- gestion du trafic, stimuler l’entrepreneuriat, améliorer la qualité de vie des travailleurs et créer des lieux économiques ressource sur l’ensemble du territoire.


Grand Genève : réseau de lieux de travail partagés
Grand Genève : une nouvelle étape vers le premier réseau mondial de lieux en travail partagé couvrant l’intégralité d’un territoire
Lieux partagés.pdf
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Impact à l'horizon 2025

Extrait de la présentation du projet "Lieux de travail partagés dans le Grand Genève"

Liens

  1. situation des lieux de travail partagés en France, où l'on reprend le terme américain coworking sans le traduire => article de Wikipedia
  2. définition de l'économie collaborative dans Wikipedia 
  3. dossier "lieux de travail partagés" sur le site du Grand Genève 
  4. le site du projet "Lieux de travail partagés dans le Grand Genève"