Mobilité durable

Extrait du suivi du Livre vert

Mobilité durable

Dans le Livre vert, la CEST et le CLE exprimaient que la réduction du trafic routier dans l'agglomération devait devenir non seulement une priorité mais aussi un but chiffré et concret. Dans l'organisation du projet d'agglomération il a beaucoup été question de développement durable, et à quelques reprises d'agglomération durable; l'expression 'mobilité durable' n'apparaît pas dans les documents du projet, et même la notion de développement durable est à peine mentionnée dans les fiches de mesures.

 

Les propositions ont été classées comme 'Stratégies intégrées' dans le Projet d'agglomération:

·      Etablir un plan de réduction de la circulation automobile

Cependant le concept TIM du Projet d'agglomération 'ne vise pas à accroître significativement les capacités du réseau de voiries' : non seulement il n'est pas question de réduction, mais un certain accroissement de la circulation automobile est postulé.

 

·      Contrôler l'offre en matière de routes et de places de parking

Pour les routes, voir ci-dessus; pour le stationnement il n'y pas de mention de 'contrôle', mais on trouve dans les fiches plusieurs mesures visant à diverses formes de limitation.

 

·      Prise en compte de la sécurité routière dans tous les projets de mobilité, p.ex. dans le cadre d'une étude d'impact sur la santé

Ce point est déjà évoqué dans le cadre de la mobilité douce, voir plus haut. « Améliorer la sécurité des déplacements » est mentionné dans le 'Concept TIM'; on trouve aussi plusieurs autres références à la sécurité, mais aucune référence à l'impact sur la santé, alors même qu’un étude d’impact sur la santé a été réalisé par le Pôle environnement de l’Univrersité de Genève. On ne voit la volonté des autorités de prendre des mesures, ni même de prévoir de plans de concrétisation.

 

·      Assainissement des points noirs

Les 'Points noirs' sont mentionnés dans le Cahier annexe no 3, mais uniquement dans le contexte de leur franchissement prioritaire par les transports publics. Dans la position des partenaires du projet d'agglomération, il est fait référence au projet 'Mistra' de la Confédération.

 

Il est incompréhensible d’un point de vue éthique que les points noirs dangereux et identifiés comme telles, où des accidents mortels ou très graves surviennent chaque année, ne soient toujours pas assainis et que rien ne soit même prévu à ce sujet. Ce point constitue une grave lacune du projet d’agglomération franco-valdo-genevois.

 

Coordination régionale:

·      Développer les échanges véhicules privés – transports collectifs (P+R) le plus en amont possible des centres urbains

·      Développer les échanges vélos – transports collectifs aux arrêts des transports publics (trains, trams et bus)

·      Intégrer la mobilité douce dans tous les projets de transport

·      Coordonner les plans piétons et cyclistes existants de la région (cantons, départements et communes), en particulier les plans ayant une importance supra communale

Ces divers principes sont évoqués à plusieurs reprises dans le Cahier annexe no 3 du Projet d'agglomération, aussi bien de manière générale que de manière spécifique dans diverses fiches.

 

·      Valoriser les gares de CEVA grâce à la mobilité douce et aux B+R

Voir plus haut dans le chapitre sur les Transports individuels motorisés.

 

Les propositions du Livre vert ci-dessous ont été écartées:

·      Introduire un péage urbain si les objectifs ne sont pas atteints

·      Rendre obligatoire un Plan de déplacements d'entreprise (PDE) dans les entreprises de plus de 50 personnes et dans l'administration (PDA)

toutefois

·      Plan de déplacement d’entreprise (PDE)

 La fiche 21 contient « La mise en oeuvre de plans de mobilité d'entreprise est promue par les cantons de Genève et Vaud ». Cette proposition doit être reprise au niveau de l’agglomération.

 

La CEST et le CLE réitèrent et précisent  leur demande

• établissement d'un plan de réduction du trafic automobile, reconnu comme stratégie intégrée au projet d'agglomération, fasse l'objet d'une série de mesures concrètes;

contrôle de l'offre en matière de routes et de stationnementsoit traduit par des mesures concrètes;

• la santé publique ne soit pas seulement considérée sous l'angle des 'points noirs' du réseau à éliminer mais qu’elle fasse l’objet d’un plan général qui intègre non la sécurité routière et le respect futur des normes OPAir et OPB, avec des objectifs chiffrés et contraignants

• de coordonner l’introduction de « zones environnementales » (accès restreint aux véhicules polluants) à l’étude à Genève au niveau de l’agglomération

 

La CEST et le CLE demandent de réintégrer les propositions actuellement écartées :

• introduction d'un péage routier en cas de non atteinte des objectifs,

• obligation en matière de plans de déplacement d'entreprises